Contours recensement d’agents civils de l’Etat : salaire pas suspendu mais séquestré
Le gouvernement a pris la décision de mettre surpied un comité technique pour le recensement des agents civiles de l’Etat. Cet exercice a permis de ressortir un écart de 12000 agents qui ne figurent pas sur les premières listes et les listes des omis comparées. Retour sur l’actualité sur la page de votre journal Sud Média24 avec le vice-président du comité technique, Mahamat Nasradine pour éclairer vos lanternes.
Selon le vice-président du comité technique, Mahamat Nasradine, après la vérification de l’écart de 12000 agents qui ne figurent ni sur les premières listes ni sur les listes des omis comparées à la solde et auprès des ministères respectifs, c’est seulement 5000 omises ont été identifiés. Les 7000 dit-il, sont des omis non identifiés par leurs tutelles. Les stratégies engrangées par le comité technique auprès de la solde avec pour but de vérifier la présence effective de ces agents a constitué de ne pas suspendre leurs salaires mais les séquestrer et les loger dans le compte de l’inspection Général de Finances à la Commerciale Banque au Tchad (CBT), explique le technicien. C’est pourquoi beaucoup n’ont pas vu leurs salaires dans leur compte à la fin de ce mois d’octobre.
De son avis, les informations reçues au comité technique font état des morts, des non-résidents au pays, des agents commerçants, entre autres. « La stratégie entreprise par le comité technique pour se rassurer si ces agents sont sur le terrain ou pas est simple. Pour les 5000 omis identifiés non recensés, le salaire d’octobre est passé normalement et sans problème. Mais pour les non-identifiés, la stratégie n’est pas la suspension du salaire. Car lorsqu’on suspend le salaire, il faut attendre la fin du mois pour le rétablir et les expériences du passé sont édifiantes », confie le syndicaliste. Par ailleurs, il signifie que toutes les Directions des ressources humaines sont en alertes, dès que ces derniers se présentent leurs salaires sont libérés. Ils sont considérés comme des agents identifiés qui vont rejoindre les listes des 5000 pour se faire recenser, clarifie le technicien. « Le constat malheureux c’est que les salaires de certains agents bien que recensés ont été par inadvertance logés également dans le compte de l’IGF. Mais après vérification, il se trouve que c’est un problème de numéro de matricule mal écrit sur la fiche du recensement », déplore le vice-président du comité technique. Autre chose déclare-t-il, certaines personnes sur la liste des omis non recensés sont passés outre pour faire le recensement sans signifier à leurs services. C’est pourquoi leurs salaires ont été aussi séquestrés mais ils seront rétablis après vérification de leurs noms dans les différentes listes à travers leurs rapports de recensement. « Jusque-là, les listes au niveau des provinces continuent à nous parvenir. Nous demandons aux camarades de signaler leur cas à leur délégation qui enverra leurs listes à la DRH les feront parvenir au comité pour faire le nécessaire pour leur paiement », lance-t-il. Plusieurs listes soumises au comité techniqueEn guise de rappel, le vice-président du comité technique relève qu’ils ont commencé le travail en demandant à tous les ministères de leur envoyer la liste de leurs agents. « A peine reçu les listes, certains ministères nous ont notifiés des cas d’omission. Tout de suite le comité a organisé les choses en séparant les premières listes des listes des omis. Compte tout fait, le comité se retrouve avec trois listes différentes des omis pour les mêmes ministères. Ce qui a fait supposer dire les membres du comité que cela suspecte que ce sont des gens qui ne sont pas sur le terrain », décortique-t-il. Le travail a démarré en deux phases, la première c’est de faire recenser les noms sur les premières listes envoyées et les omis ne viendront qu’en deuxième lieu. Douze (12) équipes ont été envoyées en province pour faire le travail. A N’Djamena, les équipes ont été réduites à huit (08). En ce moment c’est fini avec les premières listes de la capitale. Pour la seconde phase concernant les omis, quatre (04) équipes ont été arrêtées à N’Djamena au lieu de huit. Pour un préalable le comité a fait une analyse comparative des premières listes aux listes des omis conformément aux fichiers de la solde. Cet exercice a permis de ressortir un écart de 12000 agents qui ne figurent pas sur les deux listes comparées. Ce qui a poussé le comité technique à dire que ce nombre est de trop et qu’il fait se renseigner auprès des ministères concernés avant de prendre une décision. Autrement dit, envoyer ces listes d’agents non figurants auprès de leurs départements respectifs pour leur identification. Aussitôt dit, aussitôt fait !
les réponses parvenues au comité technique révèlent que sur les 12000 quelques, 5000 omis ont été identifiés. Les plus de 7000 restants sont des omis non identifiés par leurs propres ministères. A N’Djamena, ceux qui sont dans les services centraux, en situation de formation, les responsables relèvent, sont priés d’aller donner leurs noms à la DRH qui enverra également les listes au comité technique, assure le vice-président. « Automatiquement leurs salaires seront libérés et ils peuvent par la suite se faire recenser. Les chargés de cours, les chefs d’établissement, s’adresseront aux directions départementales de la commune de N’Djamena », poursuit-il. Pour le technicien, sur les quatre équipes de recensement pour la seconde phase à N’Djamena, deux seront détachées pour s’occuper de l’Education nationale afin d’éviter la perturbation des cours.La grève du SET n’est pas liée forcement au problème du recensement mais c’est par rapports aux certains d’accords dans le pacte social non respectés par le gouvernement. La séquestration du salaire des agents non identifiés n’est peut-être la goûte d’eau qui a débordé le vase, conclut Mahamat Nasradine. Moyalbaye Nadjasna